LA SOLIDARITE PAR LE TOURISME

ENGAGEZ-VOUS EN CONNAISSANCE DE CAUSE !

Une forme de tourisme a émergé depuis quelques années dans les pays dits en développement, notamment en Afrique : il s’agit du tourisme « durable et solidaire ».

Plusieurs études réalisées par des organismes spécialisés démontrent clairement l’impact positif de cette forme de tourisme sur le développement socioéconomique des Etats concernés.

Au Togo, la part du tourisme dans le PIB est indéniable. Selon  l’Organisation mondiale du tourisme, le pays a enregistré un très fort taux d’augmentation du nombre des touristes de 46,7% au cours de l’année 2017 en accueillant 496 000 touristes.

Selon toute vraisemblance, une partie non négligeable de ces touristes se livre à un tourisme durable et solidaire.

Qu’entend-t-on alors par tourisme solidaire ?

« Le tourisme solidaire regroupe les formes de tourisme alternatif qui mettent au centre du voyage l’Homme et la rencontre, et qui s’inscrivent dans une logique de développement des territoires ».

Cette définition de Patrice ZANA, (50 mots pour comprendre le développement durable, 2009, Editions Alternatives) met l’accent sur l’interaction entre le touriste et le milieu visité.

On peut clairement en déduire qu’il ne s’agit pas de passages furtifs dans des localités à « fort potentiel d’exotisme », comme c’est parfois le cas, mais bien plus d’une communion active entre le touriste et l’environnement qui l’accueille.

C’est en consommant les produits locaux, en les achetant au prix convenable, en vivant selon les règles respectueuses de l’environnement d’accueil et en participant, entre autres, à la promotion de la diversité sociale et culturelle de la communauté d’accueil que le tourisme s’illustre véritablement dans sa solidarité et, subséquemment, dans sa durabilité.

Il convient de souligner qu’au Togo, de plus en plus d’associations nationales ou internationales s’investissent dans la promotion du tourisme solidaire et durable.

Elles proposent généralement contre une rémunération, l’hébergement et ou l’accompagnement de volontaires sur les sites touristes réputés du Togo ou encore au sein des communautés locales pour y découvrir leur mode de vie singulière.

Afin que ces expériences s’inscrivent résolument dans le cadre humanitaire dont les associations revendiquent souvent le label, et éviter les risques d’arnaque ou de désillusion qui résultent d’offres parfois surréalistes, je recommande les quatre (04) mesures suivantes aux  volontaires :

  • Se renseigner sur l’existence légale et le caractère opérationnel de l’association ou de l’ONG qui offre des stages de volontariat au Togo. A cet égard, les faitières des associations au Togo (UONGTO et FONGTO), les départements chargés des affaires étrangères et de l’administration territoriale, les ambassades du Togo à l’étranger et les ambassades étrangères au Togo peuvent être consultés.
  • Demander à l’association à l’ONG qui offre le stage de volontariat au Togo de fournir tous les détails possibles des services proposés (où serez-vous hébergé, où se déroulera la restauration pendant le séjour, quels seront les modes de déplacement, quels sont les coûts détaillés de l’ensemble des prestations, etc ?). Les précautions concernant le programme du séjour et la logistique qui sera déployée éviteraient toute surprise désagréable concernant les surcoûts, les allergies éventuelles, etc….. sauf si vous vous engagez dans un périple d’aventurier.

Le cas échéant, les surprises désagréables éventuelles vous inspireront dans la rédaction d’un bon roman qu’il conviendrait d’intituler : « Chronique d’un aventurier volontaire » ou « Chronique d’un volontaire aventurier ».

  • Prévenir de votre arrivée et signaler si possible votre présence, dès votre arrivée au Togo, aux autorités (Ambassades, consulats, ministères, préfectures …..).
  • Respectez les consignes de sécurité personnelle et autres précautions d’usage en matière de séjour à l’étranger.